Fumoir
Entretien avec Arnaud Borella, responsable de l’Association Solidarité Kosovo.
Arnaud, bonjour. Tu es responsable de l’association Solidarité Kosovo, peux-tu nous présenter son histoire récente et ses objectifs ?
L’association « Solidarité Kosovo » existe depuis 2005. Nous avons créé cette association en réponse aux pogroms antiserbes qui ont secoués la région du Kosovo-Métochie en 2004. Voir ces villages brûlés, ces populations déplacées nous a véritablement révolté. De 2005 à 2008 nous avons donc effectué quatre convois humanitaires au moment de Noël afin d’offrir jouets et vêtements chauds aux enfants des enclaves serbes. Nous donnons les jouets aux enfants de main à la main. Nous laissons également du matériel scolaire (peinture, cahiers, stylos …) dans les écoles de chaque village. Quelques jours après l’indépendance du Kosovo nous avons réalisé une mission d’urgence d’un autre type, en apportant du matériel de télécommunication pour sécuriser les parties serbes du Kosovo. Depuis le début nos objectifs sont clairs : venir en aide aux populations serbes du Kosovo et cela par tous les moyens ! Cela passe par de l’aide matérièle, par un soutien moral mais aussi par des actions de sensibilisation en France sur le sort réservé aux Serbes du Kosovo.
Aider des familles … en Serbie, exotique dans le paysage actuel ! Face à l’humanitarisme mondialiste, vous défendez une solidarité enracinée ?
Cela surprend toujours les gens ! « En Serbie ? ». Comme si le monopole de la souffrance était réservé aux seuls pays d’Afrique. A l’heure où l’aide humanitaire est soit un métier soit un passe temps pour étudiants en quête de bien être moral nous faisons figure d’exception. Car ce qui nous anime n’est pas un idéal cosmopolite mondial que l’on retrouve bien souvent dans les associations humanitaires mais plutôt un devoir de solidarité envers un peuple européen dans la difficulté. Si nous partons là- bas et que nous prenons tous ces risques, ce n’est pas au final pour aider des « humains » mais pour aider des Européens. De plus, en tant que Français, nous avons une histoire commune avec la Serbie et notre entente a toujours était des meilleures. De voir aujourd’hui nos dirigeants trahir cette vieille alliance aux profits des intérêts américains et albano-musulmans me révolte profondément. Tout cela ne peut que m’inciter à aider ces gens avec qui nous avons tant de choses en commun. Notre solidarité est donc enracinée, elle prend racine dans 30 000 ans d’identité européenne, dans 2000 ans de christianisme et dans plusieurs siècles d’amitié-franco serbe.
Il existe donc une véritable urgence, peux-tu nous présenter brièvement la situation des serbes en Kosovo-Métochie ?
Les Serbes du Kosovo-Métochie ne représentent plus que 6% de la population. Ils sont moins de 120 000 sur tout le Kosovo alors que les Albanais (qui représente 92% de la population) sont environ 2 millions. Il faut rappeler qu’à l’origine cette terre était serbe et qu’il n’y avait aucun Albanais présent au Kosovo-Métochie. Ce n’est que par vagues d’immigrations successives qu’ils sont progressivement devenu majoritaires… Une partie des serbes (1/3) vit dans le nord du Kosovo où ils sont majoritaires mais la majeure partie d’entre eux réside dans la partie albanaise où les gens sont confinés dans des « enclaves ». Une enclave, c’est un village entouré d’Albanais. Véritable prison à ciel ouvert de laquelle on ne peut sortir sans escorte militaire. Les habitants des enclaves ne peuvent aller travailler car le travail est contrôlé par les Albanais. Les gens vivent avec une faible allocation allouée par l’état serbe qui leur permet tout juste de vivre lorsqu’ils cultivent en plus un potager. Les insultes, les agressions et les vols (notamment de bétail, de matériel et de bois) sont courants. Les Serbes ne bénéficient que d’une faible protection de la KFOR (forces internationales déployées au Kosovo), KFOR qui n’a pu empêcher les assassinats et les villages incendiés en 2004 !
Une situation aggravée par la déclaration d’indépendance des Albanais du Kosovo ? Qu’as- tu pu constater sur le terrain et que peut-on redouter pour la suite ?
La déclaration d’indépendance inquiète énormément les Serbes du Kosovo. Le premier ministre du Kosovo Acim Thaçi est un ancien leader de l’UCK (groupe terroriste albanais) et est soupçonné d’avoir commis des crimes de guerres à l’encontre du peuple serbe. Il faut savoir que les événements de mars 2004 ont été commis alors que 17 000 soldats de la Kfor ainsi que plusieurs milliers de policiers de la MINUK et du KPS étaient sur place… Avec un Kosovo indépendant, ces personnes qui ont commis des exactions seront livrées à elle-même, sans forces d’interpositions, sans regard international. Comment ne pas craindre le pire ? La situation sur place est assez tendue. Les soldats de la KFOR font des convois plus réguliers et plus importants. Le nombre de Check point sur les routes et zones à risques a fortement augmenté. Les soldats fouillent les véhicules afin de chercher des armes ou des explosifs. Nous avons d’un côté des Serbes dépités, qui viennent de se faire voler 15% de leur territoire et de l’autre des Albanais qui fêtent l’indépendance. Mais lorsque l’heure des réjouissances sera terminée on peut s’attendre à un véritable nettoyage ethnique des Serbes. De fait, celui-ci a déjà commencé depuis longtemps et la présence des forces internationales ne l’aura pas empêché. Ainsi depuis l’intervention de l’OTAN en 1999, plus de 230 000 serbes ont quitté la province, 150 églises et monastères ont été détruits pendant que sur la même période les Albanais ont construit 400 nouvelles mosquées et franchi la barre des 92% ! Ce processus s’accélèrera encore avec l’indépendance ; et avec le retrait des forces internationales, la violence augmentera, c’est certain.
Au gré des différentes missions, vous avez souvent mis en avant le courage et la détermination des Serbes du Kosovo, plus qu’un combat contre la pauvreté, c’est un combat pour la civilisation qui se déroule là-bas ?
C’est avant tout une guerre ethnique et religieuse qui se déroule au Kosovo-Métochie. Cette guerre prend racine dans l’histoire mouvementée de cette région. Il n’y avait pas de problème entre les Albanais vivants dans les montagnes bordant le Kosovo et les Serbes vivants dans les plaines avant que les premiers ne se convertissent à l’Islam sous l’influence des Turcs. C’est l’empire ottoman qui a favorisé l’immigration albano-musulmane au Kosovo dans le but de pacifier la zone qui n’était peuplée que de Serbes chrétiens. Les Serbes avaient à cette époque-là un statut inférieur de Dhimmis, tandis que les Albanais convertis régnaient en maître. Les Albanais sont depuis toujours nostalgiques de cet empire ottoman qui a fait leur force. On voit donc, en lisant l’histoire du Kosovo, que les troubles actuels sont les conséquences de l’affrontement de deux civilisations, à savoir l’Europe et l’empire ottoman. Ces deux tendances s’affrontent encore aujourd’hui, avec d’un côté le peuple serbe resté fidèle aux valeurs européennes et de l’autre les Albanais islamisés qui ont fait le choix de se tourner vers l’orient. Lorsque l’on traverse le Kosovo, l’opposition est flagrante : drapeau serbe contre drapeau albanais, église contre mosquée. Ce combat qui se déroule au Kosovo depuis 5 siècles et demi prend une tournure encore plus tragique aujourd’hui avec l’appui des Américains aux Albanais. Les intérêts énergétiques et géostratégiques s’invitent sur les ruines d’un conflit civilisationnel.
“Aujourd’hui la Serbie, demain la Seine Saint-Denis” … l’invasion musulmane au Kosovo a été fulgurante, les Français seraient donc des Serbes sans conscience et sans force ?
Je ne pense pas que l’on puisse comparer la façon dont les musulmans sont arrivés en Serbie au 14e siècle et la façon dont ils sont arrivés en France au 20eme siècle. Au Kosovo, les Turcs sont arrivés en imposant la guerre. Les Albanais convertis ont poursuivi ce travail jusqu’à aujourd’hui. Chaque génération de Serbes a connu, soit l’occupation et les razzias, soit les conflits armés contre les musulmans. La résistance n’a jamais cessé depuis tous ces siècles. Il est donc « normal » pour un Serbe du Kosovo de continuer à défendre sa terre. En France l’arrivé des musulmans s’est faite petit à petit, « immigration de travail », puis regroupement familial. Nous n’avons pas vu débarquer une armée de soldats venus conquérir mais des familles venues « s’intégrer »… Les Français, vivant dans un confort matériel général et aveuglé par la propagande médiatique n’ont pas compris la nature du danger. Ces Français-là sont victimes de la société qu’ils ont acceptée, victime de leur embourgeoisement. Car pourquoi s’engager quand l’on a tout à perdre ? Je pense donc qu’il est impératif que les Français retrouvent leur esprit de résistance et leur lucidité pour que notre pays ne devienne pas un Kosovo géant d’ici quelques décennies.
La dernière mission qui a directement suivi la déclaration d’indépendance albano-kosovarde a été une grande réussite, l’association a montré sa réactivité et la solidité de ses assises dans les communautés serbes. Comment se sont construits puis développés les contacts sur le terrain ?
Les contacts se sont établis puis renforcés au fil des années. Dans des zones de guerre comme le Kosovo il y a énormément de méfiance. Les gens se demandent sans cesse « qui sont ces gens ? », « que veulent-ils ? », « sont-ils ici pour les services français, », « pour les Albanais ? »… Et de notre côté nous nous sommes également posés des questions : « ces gens que nous rencontrons sont ils sérieux ? », « ne vont-ils pas essayer de récupérer du matériel pour le vendre ? ». Il faut donc établir des relations de confiance. Le temps, les discussions et les amitiés qui se sont noués depuis 4 ans nous ont permis d’avoir une réelle entente avec nos contacts. Je suis également parti 1 mois et demi au Kosovo afin d’apprendre le serbe, de mieux connaître la situation locale et la vie des gens au quotidien. Beaucoup de liens se sont noués durant cette période. Le ministère français déconseille aux Français d’aller en Serbie suite à la reconnaissance d’indépendance du Kosovo par Sarkozy. Pour notre part, nous sommes accueillis là-bas à bras ouverts et salués dans la rue.
On imagine que l’avenir sera à l’intensification des actions de solidarité, cela n’est pas sans coût matériel et humain. Comment soutenir vos actions ? Comment va se développer l’action de Solidarité Kosovo dans les prochaines années ?
Pour nous soutenir plusieurs manières sont possibles :
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Faites un don à l’association. Chaque don donne droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. (Ainsi un chèque de 100 € ne revient en réalité qu’à 34 €).
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Faites connaître notre association. En parlant autour de vous, à vos amis, votre famille, vos collègues … relayez nos communiqués, diffusez nos tracts (sur simple demande à contact@solidarite-kosovo.com).
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En groupe : organisez des ventes de gâteaux à la sortie des églises. Cela permet de ramener des fonds pour l’association et de sensibiliser les croyants au sort des chrétiens serbes du Kosovo.
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Organisez des réunions, des conférences dans lesquels des membres de l’association peuvent intervenir et parler de nos expériences. (Nous sommes déjà intervenus à Paris, Genève, Marseille, Lyon, etc).
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Devenez un correspondant de notre association et démarchez des entreprises et des mairies pour des subventions. Démarchez des magasins de jouets et les écoles (matériel scolaire) ou les magasins de grande distribution pour les convois de Noël. Pour cela prenez contact avec nous.
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Si vous connaissez des personnes pouvant nous avoir des réductions sur les locations de camions, sur de la télécommunication ou de la vidéo surveillance. Contactez nous.
Nous souhaitons repartir cet été, emmener encore du matériel de télécommunication. Cette aide est indispensable pour relier différentes familles serbes, différents villages serbes qui pourront ainsi être prévenus en cas d’attaques ennemies. Si nos fonds nous le permettent, nous repartirons, c’est une nécessité. A Noël nous irons emmener pour la cinquième année consécutive des jouets, des vêtements chauds et du matériel scolaires dans les enclaves serbes. Dans nos projets d’avenir nous espérons élargir notre action avec l’aide d’autres pays européens. Depuis quelques mois, nous avons noué de nombreux contacts avec des personnes d’Europe souhaitant venir en aide aux populations serbes du Kosovo, nous réfléchissons donc aux types d’actions que nous pourrions mener ensemble.
Le mot de la fin ?
Nous n’avons pas souvent l’occasion de pouvoir agir concrètement pour défendre une cause qui nous est chère. Mais je crois que le travail accompli par notre association depuis maintenant quatre ans démontre que c’est possible. En offrant des jouets pour Noël, ce n’est pas seulement une journée du quotidien de quelques enfants que nous changeons : nous soutenons tout un peuple. Et ce message est perçu comme tel par les habitants qui nous accueillent. La solitude des Serbes des enclaves et le sentiment d’être abandonnés par leurs frères européens sont brisés lorsque notre convoi arrive. Les yeux l’expriment tout autant que les paroles. Au-delà d’une aide concrète et nécessaire, c’est un véritable message de soutien que nous leur apportons !

Entretien avec Goldofaf, électron libre du renversement anti-culturel.*
Goldofaf, tu t’es lancé dans le rap il y a maintenant un an, utiliser un support de l’anticulture pour le renverser et stigmatiser les travers de cette dernière, c’est donc résolument ta stratégie ?
Oui, on peut dire ça comme ça. Disons que le rap est une musique qui plait beaucoup aux jeunes grâce à son esprit de révolte. En tant que nationaliste et catholique, j’avais envie de faire passer mes idées de révolte à travers ce style de musique. Le rap permet grâce à la longueur des textes de développer un discours riche. J’avais aussi envie de répondre aux rappeurs commerciaux et particulièrement au groupe SNIPER qui insulte notre pays et son peuple, qui “nique la France”, qui appelle ses frères “à tout niquer” et à nous “laisser des séquelles avant de crever” (chanson : La France) J’avais envie de faire comprendre que les jeunes comme moi avaient bien plus de raisons de se battre contre le système que ces derniers qui en profitent largement. De nombreux groupes de rap incitent à la violence et implicitement à la délinquance. Ces chansons devraient être interdites et leurs auteurs condamnés ! Personne ne leur dit rien. J’avais envie de leur répondre. Ce qui a été sympa aussi c’est que beaucoup de jeunes se doutaient de l’existence de nationalistes français sans les connaître vraiment, ça a été un premier abord pour certain. C’est assez déstabilisant pour beaucoup de voir un gars comme moi exprimer sa colère sur une musique de rap. Une manière de rompre le cliché “Catholique-bourgeois”.
Comment es-tu parvenu à te mettre dans la peau d’un rappeur ?
J’ai écouté beaucoup de rap dans mon adolescence, je n’écoutais pratiquement que ça. J’ai grandi dans une cité et avec des copains, à l’époque, on s’amusait à écrire des textes et à rapper. Puis je me suis converti à l’âge de 18 ans et j’ai radicalement transformé mon mode de vie. A côté de ça, j’ai conservé quelques restes de cette période de mon adolescence. Quand je suis tombé sur l’instru de Sniper, ça a été un élément déclencheur et j’ai rapidement écrit le texte puis monté la chanson.
Mener le combat des idées par les nouveaux supports culturels, cela se faisait depuis longtemps chez les nationalistes italiens ou anglo-saxons, la France a ici un retard à combler, quel bilan fais-tu de la scène musicale contestataire et française ?
J’écoute toujours beaucoup de chants traditionnels et de RIF. In memoriam, Ile de France, Vae Victis, Europa Nostra sont de très bons groupes qui restent des références. Malheureusement ils ne sont pas assez nombreux et ont du mal à se diffuser largement.
Avec actuellement plus de 200 000 lectures sur la centrale Youtube.com tes chansons cartonnent, une vraie attente donc ?
Oui, effectivement, je pense avoir su toucher un public large et nombreux. Je pense avant tout que mon rap a surpris ! Il faut dire aussi que le clip en à fait rire beaucoup et en a questionné encore plus.
Tu lies profondément ta musique et le militantisme de terrain, un moyen de rappeler que militer c’est engager beaucoup de soi, avoir un lien charnel aux siens, à sa terre et à son combat … et non pas rester passif derrière un ordinateur ?
Oui, internet c’est très bien pour faire découvrir nos idées, mais il ne faut pas oublier le reste. Nous devons êtres présent partout et avant tout dans la rue. Manifestations, tractages, collages d’affiches etc. Ce genre d’actions est aussi très important. Nos rues sont infectées de choses horribles. C’est important que les gens voient que nous déposons aussi nos marques et que nous sommes présents. Il est aussi plus constructif et sympathique d’être groupé. Certaines structures nationalistes permettent de militer et de se former dans un bon esprit de camaraderie, être derrière son ordinateur, c’est s’isoler.
Tu mêles souvent ta Foi avec ta vision de la société, penses-tu ainsi que la grande crise de notre époque est plus civilisationnelle, spirituelle que politique?
Comme le disait Salazar, « la politique, c’est une philosophie en action ». En tant que chrétien, ma philosophie est forcément inspirée par ma foi. Il est évident que la crise de notre époque et avant tout spirituelle. Je pense d’ailleurs que depuis la révolution de 1789, la France n’a pas cessé de régresser. Laïcisme sectaire, multiculturalisme égalisateur, mondialisation sous toutes ses formes sans oublier différentes lois qui nous ont été imposées depuis et qui ont provoqué peu à peu la destruction des valeurs morales qui étaient la richesse du peuple Français et de notre civilisation. Nous avons détruit en à peine 200 ans ce que nos ancêtres avaient réalisé depuis des milliers d’années. Je pense que notre peuple n’a jamais été aussi faible qu’aujourd’hui. Les familles sont déchirées, la jeunesse est pervertie, les conditions sociales sont plus qu’ inquiétantes. Et les églises sont détruites …
‘L’esprit chouan n’est pas mort’, comment le définis-tu ?
Et bien pour moi, le combat des chouans et des vendéens était avant tout un combat qui reflétait le courage, l’héroïsme et la détermination de catholiques amoureux de leurs pays et qui avaient compris que la France souffrirait de la tempête révolutionnaire et des idées qui en découleraient. Comme je vous l’ai dit précédemment, je suis assez hostile aux principes de 89. Nous sommes tous, en quelque sorte, des héritiers de l’esprit chouan.
As-tu des projets ? Des rumeurs autour de la sortie d’un premier disque …
Oui, effectivement, « Gravé dans la roche » était une bonne expérience. Ce clip a permis de motiver pas mal de jeunes qui hésitaient à se lancer. De nombreux jeunes qui se reconnaissent dans le rap m’ont félicité pour la sincérité de mes textes. Je crois que le but à été atteint. C’est-à-dire de faire passer mes idées dans plusieurs milieux. Je prépare d’autres musiques actuellement et un cd de quelques titres sera bientôt mis en vente sur internet.
* Oui, on est d’accord, la notion reste à définir … On y travaille …
Entretien avec Pierre R., créateur de L’Absinthe du Hussard
Pierre R, vous êtes le créateur du blog L’Absinthe du Hussard, pouvez-vous le définir en quelques mots ?
L’Absinthe du hussard a vu le jour il y a bientôt un an. Comme son nom l’indique elle est en quelque sorte la dose d’absinthe, de liquide rebelle des hussards et corsaires. L’absinthe étant pour nous un symbole anti-systême et politiquement, moralement, historiquement incorrect. Les hussards comme chacun sait, constituent un mouvement littéraire d’après guerre avec pour chef de file Roger Nimier (quoi que celui-ci s’en défendit). Un mouvement qui incarne une résistance à l’idéologie moderniste et à la montée en puissance d’une société individualiste et marchande. L’ADH se place dans leur lignée.
De Nimier à Ezra Pound et de Proudhon à Gustave Thibon, vos références sont très diverses, qu’ont-elles en commun ?
Nimier comme je l’ai indiqué plus haut en tant que chef de file des hussards est naturellement un maître pour l’ADH. Pour ce qui est de Pound ou encore Proudhon, ils symbolisent un refus de la démocratie libérale et ont à leur façon, tenté de modeler un nouveau monde qui corresponde à leur idéal. Saint-Exupery ou encore Blondin incarnent le rêve, l’évasion…au milieu d’un monde moderne ayant mécanisé l’existence humaine. Les plumes élégantes, poignantes de Brasillach ou Pound rencontrent les écritures spontanées de Kerouac ou Nimier et cotoîent de nombreuses évocations, des Cristeros aux Muscadins en passant par le Commandant Massoud. Un cocktail singulier mais je l’espère explosif !
Le mélange peut parfois surprendre mais l’esthétique et le politique sont ici mêlés. Selon vous, la politique doit être esthétique et inversement ?
Comme l’écrivait Pound : il n’y a aucune raison pour que le même individu aime le même livre à dix-huit et à quarante-huit ans. Le but n’est pas de se concentrer sur un seul auteur, un combat ou une personnalité; mais d’élargir l’horizon radical. Beaucoup de choses sont d’ailleurs liées, Brasillach a rendu visite aux Cristeros, Nimier a écrit pour Aspects de la France… Mêler la politique et l’esthétique est nécessaire dans tout combat cohérent. Les idées transpirent à travers l’esthétique, au delà de la théorie. Le politique obtient ainsi une visibilité plus forte et un meilleur impact. Ce qui est beau attire et séduit.
Actuellement, la sphère radicale se cherche, elle semble avoir du mal à renouveler son militantisme. Quel est votre regard sur cette situation ? Quelle doit être la place des nouvelles technologies et donc des blogs dans un renouveau ?
En effet la sphère radicale renouvelle difficilement ses rangs depuis bientôt deux décennies. Le Front National et autres partis issus de la sphère radicale en France ont conduit beaucoup de radicaux à abandonner le militantisme pour un passivisme électoral, d’où un certain embourgeoisement … Les nouvelles technologies sont une chance pour nos idées de se diffuser plus largement, de véritables communautés comme RBN se forment. Néanmoins on peut se perdre dans le cyber-militantisme et se cacher derrière son écran, l’ artificielle satisfaction du cybermilitant n’est jamais loin. Internet doit rester un outil de diffusion avant tout, plate forme médiatique mais non pas lieu de vie (on se rend compte du ridicule). On ne doit pas oublier que la vraie vie … est ailleurs.
Défendre l’enracinement sur un support aussi artificiel que le web, un vrai paradoxe …
Bien qu’artificiel le web est un formidable outil de diffusion, un des rares moyens non verrouillés et accessibles par tous (ou presque). RBN cité plus haut en est le symbole, une internationale radiophonique radicale appelant … à l’enracinement. Toutes les démarches d’ enracinement peuvent se réunir sur des portails comme l’agence de presse Novopress, que ce soit l’identité bretonne, niçoise ou forézienne. Un combat contre l’uniformisation et la mondialisation avec l’outil le plus mondialisé … Internet, ce qui était une menace devient une arme.
“La vie est un combat”, cela se vit comment pour vous ?
J’ai fait mienne la devise écossaise: « Nemo me impune lacessit ». La vie est un combat ? Cela signifie qu’on ne se moque pas impunément de celle-ci, de ses rêves, de ses aspirations. Combattre pour la vie face au monde des robots.
De eux ou de nous, qui vaincra?
Les idée survivent aux hommes, ne l’oublions pas. De plus le nouvel ordre mondial est secoué par un réveil des identités bafouées. La Russie est déja en dissidence, demain le Mexique, la Serbie…
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